Impact social et stratégie


Impact social d Alg and You

Avant projet de la phytotière

Aujourd’hui une agriculture des microalgues est appelée à émerger entraînée par le réchauffement climatique, la croissance démographique, la mondialisation rendant les inégalités insoutenables, l’augmentation de la demande en protéines (+40% d’ici 2030), l’urbanisation croissante, la diminution des surfaces de terres arables… et aussi l’exploration spatiale. Cela motive une production de biens alimentaires ayant un faible impact environnemental, au plus près des zones de consommation, à croissance rapide, moins dépendant des ressources en eau, énergie, surface agricole. Les microalgues et la spiruline contribuent à cette réponse.

Une avancée dans l’histoire de l’agriculture

Avancée de l'agriculture avec la phytotière d Alg and You

Le soc, l’araire et plus tard la charrue pour le labour des champs ont fortement contribué au développement de la production agricole depuis le 4ème millénaire avant notre ère. Alg&you conçoit les techniques de production de microalgues permettant l’émergence d’une agriculture des microalgues. Il faut en effet pouvoir récolter ces algues microscopiques, suivre leur évolution en garantissant la sécurité sanitaire, brasser l’ensemble pour faciliter la croissance etc. On sait faire tout cela mais au niveau des labos ou de grandes industries, de façon très « hightech ». Alg&You se positionne sur du « biotech lowtech » pour rendre accessible ses dispositifs de production de microalgues au plus grand nombre : les progrès de l’électronique donnent accès à des composants performants à très bas coûts, les performances des industries font tomber les coûts unitaires en passant à la grande série, le développement des énergies renouvelables et circulaires permettent d’envisager une utilisation locale et efficace des ressources naturellement disponibles.

 

 

Produire individuellement et en réseau

Produire individuellement et en réseau avec la phytotière Alg and You

Alg&You est aussi guidé par la tendance majeure du « produire localement en réseau » qui touche tous les grands secteurs. Dans le domaine de l’énergie, elle se traduit par le développement de panneaux photovoltaïques individuels permettant à chacun de produire l’énergie nécessaire à son besoin, de la réinjecter sur le réseau en cas de surproduction ou de continuer de faire appel au réseau lorsque c’est nécessaire. On s’éloigne du modèle « centrale nucléaire », unidirectionnel où l’on produit l’énergie en un lieu donné pour un très grand nombre de personnes. Dans le domaine de l’information, on est passé du broadcast télévisuel (un acteur unique diffuse l’information, tous la reçoive) à l’internet où chacun est producteur-consommateur d’information. Cette tendance appliquée à l’alimentation entraînera l’attrait grandissant pour des productions à taille humaine sans revenir pour autant à la paysannerie pré-industrielle.

La phytotière

Produire partout et localement avec la phytotière

La production de microalgues se prête à ce rapprochement de la production agricole car elles ont une productivité remarquable et qu’il est possible de créer des conditions de culture moins dépendantes des conditions géographiques (terres arables), climatiques ou politiques (accaparement de terres par exemple) qui pénalisent les populations locales. Contribuer à créer de la souveraineté alimentaire en rendant la production proche des consommateurs performante, reverdir les villes et redynamiser les zones rurales font partie des enjeux que l’on adresse. La phytotière s’accorde sur le principe de « subsidiarité alimentaire » : produire son aliment à la plus petite échelle pertinente possible d’un point de vue économique, social et environnemental.

Créer de la dignité face aux inégalités

Réduire les inégalités grâce à la phytotière

La mondialisation transforme la pauvreté en misère car celui qui vit démuni est face à la honte, à l’incompréhensible inégalité des répartitions des richesses et il lui est de plus en plus difficile de s’affranchir d’un système qui le marginalise. La phytotière visant l’autoproduction et la production locale contribue à de l’autonomie alimentaire sur une source de nutriments essentiels et, en ce sens, Alg&You espère qu’elle puisse créer de la dignité auprès de ceux qui souffrent d’une précarité qui les ramène sans cesse dans un état de dépendance.


Strategie d Alg and You

La phytotière est le point de convergence de nombreuses attentes : la nouveauté, la technique, le faire soi-même, le design, la nutrition… C’est un attracteur fort intégrant ces différents angles de vue. Elle présente aussi l’avantage de pouvoir constituer une innovation majeure, facile à déployer tout en demandant un minimum d’investissement en amont.

Un partenariat associatif pour atteindre les objectifs sociaux

Alg and You et La Voie Bleue en étroite collaboration

L’ambition d’Alg&You consiste à passer d’un modèle de production à grande échelle à des productions individuelles puis à créer des briques technologiques reproductibles en très grand nombre et à bas coûts pour permettre une production de protéines végétales destinée à l’alimentation humaine, compétitive par rapport aux autres sources de protéines et souhaitable par tous.
Le travail en tandem avec l’association La Voie Bleue facilite les études d’acceptabilité, de prospectives et la création d’une communauté d’acteurs participant à l’émergence de nouvelles filières alimentaires : production, distribution, valorisation, consommation.
Le travail sur la spiruline fraîche vise dans un premier temps à l’intégrer comme un ingrédient courant tel qu’un fromage frais. A terme, nous étudions son utilisation comme un aliment de base comme le sont les œufs par exemple.

Un aliment accessible à tous

Alg and You veut donner acces a la spiruline au plus grand nombre

Des études de coûts de production sont également en cours. Nous ne voyons pas d’obstacles majeurs pour atteindre un coût de production de spiruline fraîche compétitive par rapport aux protéines animales en raison du lien direct entre la production d’énergie primaire (le soleil) et la production de protéines de spiruline alors que la protéine animales demande une culture intermédiaire de feed.

Une première étape en France

La premiere etape de developpement en France

La rationalisation de la production visant des économies d’échelle peut être un frein au développement des phytotières, qui sont des appareils destinés à l’autoproduction ou à l’agriculture de proximité. Cependant les zones de précarité resteront des endroits où l’offre agroindustrielle n’arrivera pas. Notons aussi qu’en France, « 89 % des foyers disposent aujourd’hui d’un espace de jardinage (jardin, terrasse, balcon…) lié à leur habitation principale Le phénomène s’est également généralisé dans les villes avec le jardinage urbain : près de 90% des Français se disent adeptes du jardinage… de préférence naturel et sans polluants » (http://www.planetoscope.com/habitat/1094-le-marche-du-jardinage-en-france.html). L’enjeu de produire localement en réseau reste entier et nous priorisons cette voie. La Voie Bleue travaille activement sur des modélisations économiques capables de viabiliser les offres en circuits courts sans impacter les consommateurs.

Un partenaire industriel fort et un développement futur dans les pays du Sud

Alg and You et le groupe SEB veulent donner acces a cette technologie aux pays du sud

Donner de l’ampleur à l’émergence de cette nouvelle forme d’agriculture demande de s’appuyer sur des leviers forts.

Le partenariat stratégique avec SEB est l’un d’eux. Leur capacité industrielle, leur présence à l’international et leur force en termes de médiatisation des solutions peut amener rapidement à faire connaître les microalgues alimentaires et la possibilité de les produire localement. Alg&You en conservant la maîtrise des briques technologiques pourra ainsi continuer à décliner ses innovations en bénéficiant de coûts unitaires de production intéressants, du fait de la production en très grandes séries. Via les réseaux ONG des fondateurs, il est possible d’étudier l’offre phytotière dans les pays du Sud avec des mécanismes de financement adaptés comme la microfinance et adossés à des études d’acceptabilité remises en contexte.
Générer de l’acceptabilité dans les pays du Nord est un levier puissant pour adresser le bas de la pyramide. L’intégration d’un nouvel aliment est d’autant plus longue et difficile que les habitudes alimentaires des mangeurs sont peu diversifiées. La localité de la production et la démocratisation d’une tendance auprès de populations plus à-même de faire évoluer ses pratiques font partie de la stratégie pour atteindre le plus grand nombre.

Une expertise sur les microalgues

Une veritable expertise sur la spiruline

Le travail qui est mené est et restera proche des organismes de recherche. Les partenariats avec l’Ifremer, les écoles d’agronomie, un laboratoire de sociologie de l’alimentation sont clefs dans le développement de l’ambition pour accompagner l’innovation d’études scientifiques et de points de vigilance solides. La recherche sur les microalgues s’est jusqu’à présent concentré essentiellement sur la connaissance de la biodiversité et sur les principes actifs. Plusieurs milliers d’espèces de microalgues sont connues, seulement 3 autorisées dans l’alimentation en Europe, pour une raison très simple : jamais elles n’ont été étudiées comme aliment possible pour l’Homme. Nous savons de la moins connues des 3 microalgues autorisées, odontella Aurita qu’elle est très riche en oméga-3. Le déséquilibre croissant dans le ratio oméga3/oméga6 est une alerte de premier ordre pour la santé publique. En s’invitant au menu les microalgues contribueront, nous l’espérons, à une meilleure alimentation pour tous.
Et même si ces microalgues sont invisibles à l’œil leur production locale les rendra lisible en termes d’offre alimentaire de qualité.